Review Anime : Inu x Boku SS
+ Plot +
Ririchiyo Shirakiin est de prime abord une hautaine petite fille de riches incapable de s’adresser à autrui sans prendre ses grands airs. Mais en réalité, c’est une jeune fille sensible et délicate qui ne fait que se protéger derrière ses attitudes altières. Aussi, pour corriger cette mauvaise manie, Ririchiyo quitte le domicile familial afin de s’installer seule à la résidence « Maison de Ayakashi » qui traine une étrange réputation de maison de fous ou de monstres. Là-bas, la jeune fille prend à son service Sôshi Miketsukami, un garde du corps (appelé ici Secret Service) plus que zélé…
Hé? Ayakashi (= yôkai)? Kitsune (et tenko de surcroit)? Relation maîtresse/serviteur? Mais mais mais… Mais c’est que ça sent bon, ça!
Bon, je le reconnais, j’ai un peu triché. J’avais déjà croisé par inadvertance sur le net des CG d’Inu x Boku avant de savoir qu’un anime allait sortir. Mais ça ne retire rien à ma joie quand j’ai su qu’il serait adapté à la TV en même temps que la sortie en France du manga
Comme la version papier n’en est qu’à son second tome à l’heure actuelle, je me focaliserai sur l’anime qui s’est fini il y a peu.
La première chose que je mentionnerai dans cet anime, c’est d’abord la puissance charismatique de ses protagonistes. Donner une identité marquante à un personnage est très important mais si un auteur est capable de lui coller un grain plus ou moins énorme, c’est gagné. Et cette série nous offre une belle brochette de winners
Vous n’aimez pas la précieuse tsundere qu’est Ririchiyo (honte à vous! Quittez mon blog immédiatement!)? Alors peut-être préfèrerez vous Sôshi le bodygard stalker domestiqué, Sorinozuka l’incarnation humaine de l’ataraxie, Zange le joyeux zarbi mystérieux aux yeux clos ou Kagerô, le philosophe masqué ultra-minimaliste? Et chez les filles, vous avez Karuta, la moe attitude zéro stress qui vit pour la nourriture et Nobara, une pedobear homosexuelle. Si, si, pedobear homosexuelle, vous avez bien lu
Aaaaah… Je n’avais pas vu des acteurs aussi barrés et hauts en couleurs depuis Arakawa - Under the Bridge et Sayonara Zetsubô-sensei. Quelle fraîcheur!
Sôshi mis à part, j’ai adoré Kagerô pour ses théories foireuses SM (« Aïe!! Ce coin de porte m’a fait mal : c’est un sadique!! », WTF?!) et sa façon d’appeler les autres ses « toilettes humaines » (j’ai hurlé de rire quand il a appelé Ririchiyo « garce » en utilisant « bitch » en anglais) tandis que Zange me faisait rire dès qu’il ouvrait simplement la bouche (quand Mamoru Miyano prend une voix débile, effet garanti). Bref, l’idée me semble bien résumée : on s’amuse beaucoup devant Inu x Boku
Les persos sont divers, attachants, très drôles chacun à leur manière et les situations comiques illustrées par des SD - chose devenue très rare dans les animes de nos jours - se multiplient. Et je dis « heureusement » parce qu’à part ça…
Ben oui. C’est très bizarre car ce cas de figure ne se présente pas souvent mais… cette série est dénuée du moindre scénario. OK, Ririchiyo se retrouve au milieu de tout ce petit monde un peu taré pour changer mais… c’est tout?
Un peu à l’instar des grands appartements vides et des longs couloirs sans fin de la Maison de Ayakashi, on n’a rien. Aucune intrigue réelle à se mettre sous la dent. Ca m’attriste de dire cela car j’aime beaucoup cette série, mais la plupart des épisodes se focalisent sur la difficulté de Ririchiyo à dire gentiment quelques mots à Sôshi. Un épisode pour un « Merci », un autre pour « Voudrais-tu prendre un café avec moi? »… Whoua. Même Natsume Yûjinchô semble plus garni. Les quelques événements (petits combats avec des démons, jeux/défis, etc…) sont trop peu nombreux pour nous épargner les longueurs. En même temps - et cette impression se retrouve dans le manga -, à côté de cet aspect déjanté des résidents de la Maison de Ayakashi, règne une atmosphère plus épaisse et mélancolique, notamment pendant les monologues intérieurs de Ririchiyo. Sous fond de notes d’une boîte à musique, on se retrouve parfois enveloppé par un sentiment de solitude et d’incertitude tandis que notre héroïne apprend à grandir et ouvrir son cœur. Cette balance aigre douce serait-elle donc voulue ou est-ce encore moi qui extrapole trop?
J’aimerais penser que c’est le cas (pour la balance, pas moi qui extrapole), tout comme les personnalités double face des deux protagonistes principaux. Les personnages comme Sôshi me plaisent beaucoup car il y a toujours quelque chose de triste ou de noir derrière ces visages toujours souriants. Je n’ai pas été déçue. L’épisode centré sur le passé de notre kitsune est franchement poignant.
Enfin, dernier aspect à aborder car je râle toujours quand il n’est pas traité dans les animes que je regarde : Inu x Boku. Avec un titre pareil, on est OBLIGE de donner un os de shipping à ronger aux spectatrices comme moi en mal de jolies histoires d’amour, non?
J’avoue que tout en y croyant, je n’y croyais pas (chat échaudé craint l’eau froide comme on dit). « Nah, il est trop pro pour vouloir tomber amoureux de sa maîtresse » ou « Ouais, d’toute façon, il est trop vieux pour elle et elle, elle fait trop gamine à côté de lui. Graphiquement parlant, ça ne passera jamais » sont quelques unes des pensées qui m’ont traversé l’esprit tandis que l’anime me donnait de l’espoir par-ci par-là avec des étreintes ou des œillades poussées l’un à l’autre. Non! Duperies et mirages que tout cela! J’avais fait mon deuil. Jusqu’à l’épisode final.
O… M… G.
Je n’avais pas eu ça depuis… depuis jamais, en fait
La déclaration de Ririchyo à Sôshi est à ce jour la plus poignante, la plus émouvante et la plus touchante que j’ai jamais vue. Rien qu’au premier « Suki…! » chargé à bloc d’émotions et de sentiments, j’en avais la chair de poule. Je ne dirais rien de la suite si ce n’est : ENFIN!!! God que ça fait du bien!
Par contre, je pense toujours que graphiquement parlant, il ne sont pas du tout assortis ^^’’ Mais pas grave, vu ce qu’ils m’ont offert tous les deux, je supporterai leur pairing quoi qu’il arrive. Simplement, il faudrait juste arrêter ce pseudo-érotisme léger autour de Ririchiyo avec des plans/positions qui ne sont pas du tout adaptés à sa morphologie de gamine. Ne galvaudez pas un personnage aussi sympa avec du lolicon, please.
+ A recommander? +
Si vous n’avez pas peur du grand kitsune stalker, si vous voulez enfin déterminer si vous êtes un (e ) sado ou un(e ) maso, si la récompense d’un beau shipping final vous motive assez pour passer au travers d’une certaine absence lenteur scénaristique.
+ Mes pensées persos +
Comme pour Un-go, je dirais que la série Inu x Boku SS, de par son format (12 épisodes) et son manque de contenu, ferait plus office de trailer pour inciter à continuer la version papier. Pari réussi car je me suis jetée sur le premier tome dès sa sortie (un conseil : ôtez les couvertures des livres pour voir les couvertures cartonnées). On veut en apprendre plus sur les autres personnages et mine de rien, voir aussi l’évolution psychique de Ririchyo. Je crois que c’est son côté Takashi Natsume plus que son côté tsundere qui m’a séduit chez elle. Bon OK, j’avoue. Je dirais la même chose sur Ririchiyo que je dis pour Vanessa Paradis : ce que j’aime le plus chez elle, c’est son homme ![]()
En résumé, j’ai passé un bon moment. Les pitreries de chacun m’empêchaient de trop bailler. Ou me faisaient rire en baillant, lol.
Note : 7,5/10 car shipping is sooooooo good!!!
Review Anime : Another
+ Plot +
Kôichi Sakakibara quitte Tôkyô pour faire sa rentrée dans un village de campagne reculé. Son transfert le conduira dans la classe 3 où règne une étrange et atmosphère, en particulier autour de Mei Misaki, une très mystérieuse jeune fille que Kôichi semble être le seul à remarquer. Très vite, le jeune homme pénètre le sanglant et inéluctable secret de la classe 3.
De manière générale, je ne suis pas du tout dans le film d'horreur. Quand il s'agit d'anime, ça passe plus facilement, bien que ce ne soit pas le genre que l'on trouve le plus facilement. Depuis Higurashi et Umineko no Naku Koro Ni, je n'avais rien visualisé d'effrayant jusqu'à poser les yeux sur le plot de Another.
Ah, une campagne reculée, une histoire de malédiction, ça semble très Higurashi-like. Ca ne peut être que bon, non? OK, je me lance.
Dès le premier épisode, le ton est donné : couleurs délavées et sombres, atmosphère dérangeante, expressions faciales des protagonistes inquiétantes. La mise en scène (de toute "bôôteï") habilement menée nous prend vite le long de la peau pour la caresser d'une sale impression par le biais de silences ou de plans fixes sur fond de musique inquiétante
Ajoutons à tout cela les décors dépouillés du moindre "personnage d'ornement" en arrière-plan. Comprenez là que l'on ne voit à l'écran que les acteurs (actifs ou victimes) de la série, renforçant la promiscuité asphyxiante qui lie chaque personnage aux autres. Effet oppressant garanti.
Je me suis laissée tout de suite happer par cette ambiance très dark avec la jubilation enfouie d'être certaine qu'elle irait crescendo.
Et quel crescendo. Très vite, la panique étouffée des élèves de la classe 3 contamine le spectateur qui, comme Kôichi, se pose des questions sur le pourquoi du comment et l'on choisit rapidement de se diriger vers la fausse piste lancée vers le personnage-clé de la série : Mei. Rares sont les personnages à dégager une telle aura
Il faut dire que tout est fait pour : cheveux sombres, cache-oeil, voix calme teintée de murmure et surtout, très peu loquace. J'étais très surprise de voir que Mei était dans la BJD, poupées qui sont d'ailleurs ultra présentes dans l'opening et dans les premiers épisodes. Leur présence représente-t-elle une sorte d'allégorie de la malédiction du "désastre" qui fait des élèves de la classe 3 ses marionnettes? C'est la seule hypothèse que j'ai réussi à avancer.
Mais le vrai point de départ se situe à l'épisode 3 (quand on a bien commencé à se retourner le cerveau XD) avec la mort d'une première fille qui se fait transpercer la gorge par la pointe de son parapluie suite à une chute dans les escaliers. Etouffements gargouillant de sang et petits soubresauts atroces du corps agonisant pendant de loooongues secondes et ce, sans aucune musique de fond, je vous le dis, ça vous calme direct
A partir de là, comptez presque un mort par épisode avec tout autant de détails visuels ou auditifs, le tout saupoudré par une tension exponentielle chez les protagonistes qui perdent de plus en plus leur calme jusqu'à en perdre complètement la raison.
En voyant que Another ne faisait que 12 épisodes, je craignais que l'ensemble soit mal orchestré (car rares sont les animes de 11/13 épisodes avec un bon rythme et un scénario non bâclé). Another m'a mise pwned. Le rythme et la tension dramatique sont distillés à la perfection tout en livrant petit à petit des réponses à nos questions (et OMG, comment ça fait du bien!!!) jusqu'aux derniers épisodes qui signent l'apothéose sanguinaire de la série
La folie meurtrière s'empare de tous, la terreur transpire de l'écran et on se retrouve à serrer les dents pour les personnages qui s'enfuient pour leur survie. Je ne me souviens pas avoir réussi à cligner des paupières pendant les deux derniers épisodes tellement j'étais absorbée par ce que je voyais
Je me suis même revu pendant le visionnage d'Umineko quand les visages des élèves devenus fous-furieux se tordaient dans d'horribles grimaces assassines. Je ne dirai bien sûr absolument rien du dénouement, si ce n'est qu'il est surprenant (ça vous forcera à regarder la série XD). Ce que je regrette de la part des scénaristes, c'est d'avoir révélé que Mei connaissait la clé du mystère depuis toujours car comme moi, on peut se dire "Mais dans ce cas, si elle savait, elle aurait dû le dire tout de suite!". Evidemment que si elle avait parlé, l'histoire n'aurait pas eu lieu d'être. Hélas, cette révélation m'est apparue comme bancale et "anti-climactique" alors que l'effet recherché était très probablement l'inverse (d'autant plus que les arguments de Mei pour justifier son silence ne m'ont pas convaincue). Il est urgent pour moi d'apprendre à jeter mon côté logique ^^'''
Pour finir, je dirais que Another aborde en sous-entendu deux côtés de la société japonaise. Le premier, c'est cette importance de la notion de groupe et d'unité (représentée ici par la coalition des élèves dans la lutte contre le "désastre") qui fait écho au second aspect incarné par l'importance d'appartenir au-dit groupe, au risque d'en payer le prix comme Kôichi. Un proverbe japonais résume cette idée : "Le clou qui dépasse appelle le coup du marteau". Kôichi ne s'étant pas conformé au désir du reste de la classe s'est attiré les foudres de celle-ci. Faut-il blâmer la classe 3 pour avoir choisi cette option? Faut-il être adepte de la pensée qu'il faut sacrifier une entité pour en sauver beaucoup d'autres? Et vous, qu'auriez-vous fait?
+ Mes pensées persos +
Je me suis payée une bonne tranche de frisson et de gore de qualité et si la digestion est facile en prime, je ne regrette absolument pas d'avoir essayé. Another est esthétiquement irréprochable, techniquement maîtrisé et scénaristiquement rondement bien mené de bout en bout. Les temps morts ne sont que le calme avant la tempête et l'horreur macabre ravira les fans de sang. Dommage que Mei eût été enferrée du début à la fin dans son carcan de fille calme et lisse, même dans les moments les plus dramatiques. Il me reste davantage de son personnage une impression de froideur et un manque d'humanité.
+ A recommander ? +
Si vous n'avez pas la superstition des parapluies en haut d'escaliers, si les filles dotées d'un cache-oeil vous semblent terriblement moe, si vous ne craignez pas de ne plus voir vos camarades de classe comme avant.
Ma note : 9/10 parce qu'il parait que c'est sain de chercher à se faire peur...
Review Anime : Un-go
+ Plot +
Dans un Japon de post-guerre en reconstruction, Shinjûro Yuki est un détective toujours flanqué de son étrange assistant, Inga. Ironiquement surnommé le « Détective Vaincu » parce qu’il se fait régulièrement doublé par l’homme d’affaire (et détective à ses heures perdues) Rinkoku Kaisho, Shinjûro et Inga seront amenés à se pencher sur plusieurs enquêtes.
Outsider tant par le style graphique que par le fond, Un-go a été l’anime-piège de mon année dernière animesque. J’irais même jusqu’à dire que cette série a été le trailer le plus long que j’ai jamais vu
Trailer, vous avez dit trailer? Fichtre, serais-je définitivement en guerre avec les séries de 12 épisodes?
J’aime bien les anime policiers quand le suspense est bien mené. Or, je reconnais que ce n’est pas le jeu du « Vais-je trouver la solution? » qui m’a poussée à regarder Un-go, mais l’étrange aura que dégageait Inga, ce drôle de garçonnet aux cheveux lilas et à l’accoutrement peu banal. Et s’il a des périodes « gamin bruyant », ça me plait encore plus.
Même si Shinjûro reste incontestablement le personnage central du scénario, tant par les actions que par le temps de parole, il est difficile de ne pas zieuter de temps à autre vers Inga qui reste sagement dans son ombre, arborant parfois des expressions inquiétantes. Autrement dit, le duo marche bien. Je nuancerai en ajoutant que le duo fonctionne « physiquement parlant » parce que le décalage « rigidité de Shinjûro » et « spontanéité d’Inga » rend plutôt bien. Mais psychiquement parlant, on est très loin d’une fusion relationnelle à la Ciel et Sebastian de Kuroshitsuji
En effet, j’ai remarqué que nos deux protagonistes se parlaient très très peu l’un l’autre et on ne sent pas de lien réel entre eux, si bien est qu’une sensation de creux se fait ressentir. Sur la fin, j’avais même plus l’impression que Shinjûro allait finir en duo avec Kazamori, le robot d’I.A. C’est très frustrant car on a envie d’en apprendre beaucoup plus Concernant les second rôles, pas grand-chose à dire, hélas. Ils sont plus là pour donner la réplique aux héros et à faire avancer les enquêtes et l’absence de profondeur des personnages est à déplorer. Seules Kazamori pour son côté moe sérieux et Rie pour son côté « vivant » ont un peu attiré mon attention.
Niveau scénaristique, inutile de chercher un plot sous-jacent à la succession d’affaires policières car il est simplement évoqué sans être creusé : la recherche d’âmes à dévorer pour Inga. Comme les scénaristes ont été plus que avares dans les éléments d’explication, on se retrouve donc avec des enquêtes plus ou moins intéressantes (sans que l’on puisse prendre le temps de s’amuser à jouer à l’inspecteur) jusqu’à l’apparition de Bettenô, une divinité dont les origines et la présence dans notre histoire sont fumeuses
En fait, je n’ai rien saisi à propos des interventions de Bettenô. Elle a servi d’explication dans deux affaires et après? Et l’écrivain emprisonné? Voilà un personnage qui avait l’air pas mal, il aurait été un bon Némésis à Shinjûro par rapport à son lien avec la vérité. Que de choses à approfondir. Vite, une cargaison de pelles pour les studios BONES svp!
Les backgrounds de nos deux héros? Même pas la peine d’espérer! C’est le néant total
C’est très risqué de ne lâcher aucun élément personnel sur un personnage car il risque de paraître antipathique et de désintéresser les spectateurs. Surtout quand on voit le personnage de Shinjûro qui, même si moi, je l’ai bien aimé, apparait comme quelqu’un de psychorigide. Dans quelles circonstances a-t-il rencontré Inga? Quels liens réels ont-ils tous les deux? Quels sont les termes exacts de leur partenariat? C’est brumeux… J’étais estomaquée à ce propos : dans la toute dernière phrase du dernier épisode, Shinjûro explique très brièvement le pourquoi du comment, et encore! C’est pire que du survol. Non mais c’est dingue, ça! La dernière phrase du dernier épisode!
C’est terrible, mais j’avais le sentiment d’avoir été embarquée dans une histoire où les créateurs savaient tous les détails et qu’ils racontaient cette histoire à un public qui connaissait lui aussi ces détails. Du private joke, quoi. Et toi, pauvre visionneur étranger ignorant, tu regardes sans comprendre, presque sans plaisir
Pourquoi ce manque de psychologie émotionnelle? La seule explication que je vois et que j’ai évoqué au tout début : l’anime de Un-go a été créé pour servir de « trailer » pour pousser le public à s’y intéresser davantage, sans doute par la version papier.
Je ne sais pas vous, mais je suis plutôt contre ce principe. Du moins, si l’anime ne se livre pas plus comme ici. Parce que les personnages ne nous donne pas le moindre indice sur ce qu’ils sont réellement et on peut rester sur la première (mauvaise) impression qu’on s’est fait d’eux via l’anime. Des anime m’ont poussée au manga (très récemment Nurarihyon no Mago) parce que je savais où je mettais les pieds, parce que je voulais creuser encore plus le psychique des personnages. Là, si j’apprenais qu’Un-go était publié en France, je ne pense pas que j’achèterai le premier tome
C’est très dommage d’avoir gâché cet anime qui avait pourtant de bons éléments pour plaire : un univers graphique moins conventionnel que ce qu’on voit en ce moment, un duo de premiers rôles prometteur et une ambiance étrange et décalée savamment représentée par l'ending dont je suis une fan absolue. On passe outre la faiblesse de la consistance du plot car encore une fois, c’est un format court.
+ A recommander ?+
Si vous êtes un adepte des séries avec un duo principal « adulte/enfant », si mater un anime armé d’une pelle ne vous décourage pas. Parce que je vous le dis, c’est pas l’envie de creuser qui manque.
+ Mes pensée persos +
Attention, c’est un pièèèèèèèège!! Dameeeeee!!
C’est ce que j’aurais aimé entendre de la part d’un autre moi venant du futur qui serait venu me voir avant que je ne m’engage à regarder Un-go. Ca fait beaucoup d’anime frustrants que je mate et là, ça devient trop dur. T-T Que dire de plus? Je me suis encore fait avoir. Mais ce n’est pas plus mal! Parce que si Tsundere ne présentait que des super trucs, je ne pourrais pas être tsuntsun et deredere. Il faut les deux pour que ça marche!
Plus sérieusement, je serais bien d’avis de recycler Inga dans une autre histoire car son personnage a de quoi plaire, que ce soit en gosse espiègle ou en bombe atomique à la voix de velours.
Ma note : 4/10 car trop peu, c’est pas assez.
Review Anime : Nurarihyon no Mago ( + Sennen Makyô)
+ Plot +
Le jeune Rikuo Nura est un ado comme les autres à un détail près : il est le petit-fils du yôkai mythique Nurarihyon, le commandant suprême de la Parade Nocturne des Cent Démons et maître de Pandémonium. De ce fait, Rikuo est appelé plus tard à lui succéder à la tête du cortège démoniaque. Mais il n'est pas facilede concilier sa vie mi-humaine (avec ses relations avec ses amis) et son alter-ego yokai qui n'apparait qu'à la nuit tombée.
Yaaaay! Des yôkai! Des yôkai! J'adôôôôôôre les histoires avec des yôkai! Je suis une grande dingue du folklore japonais, de ses démons et autres kami. Et Jun Fukuyama encore plus kakkoi à la tête d'un récit sur les yôkai! Je signe où?!
Ah, je m'emballe, je m'emballe. Il est clair que Nurarihyon no Mago n'est pas un shônen qui détrônera les colosses comme Naruto ou Bleach, mais j'ai passé un excellent moment à mater en rattrapage intensif la première saison puis savourer la seconde qui vient de s'achever. Et j'interdis quiconque de me dire que c'est parce que ma Jun-mania de stade 4 m'aveugle
Même si c'est vrai. Voyons donc. Nurarihyon no Mago, des yôkai en veux-tu en voilà et ça fait bien plaisir, surtout quand ils ne font pas simplement office de faire-valoir. Les principaux ont de la présence, ils ont du style (love Kurotabô et Kubinashi) et on leur prête même une ébauche de background dans Sennen Makyô (moar shipping Kubinashi x Kejôrô, pleaaaase!). Et shônen oblige, on ne met pas le moe au placard : Yuki-Onna est là pour ça. Je ne suis en général pas très fan des rôles tenus par Yui Horie mais comme son personnage est là pour le shipping avec Rikuo (en compet' acharnée avec Kana-chan, alias Aya Hirano), je la tolère et j'arrive même un peu à aimer son personnage de fangirl.
En parlant de fangirl, ça fait plaisir de voir que les filles n'ont pas été oubliées dans cet anime très viril. Seule Kana (et les autres humains de sa bande) reste pour moi un élément inutile à l'histoire (sauf pour le pseudo triangle amoureux formé avec Yuki-Onna) mais les autres p'tites nanas de la série savent se bastonner et montrer les crocs
Non pas que je sois adepte du girl power et que voir tous ces charmants yokai se battre entre eux ne me plaise pas, mais je suis pour la cessation des rôles de potiche de représentation des premiers rôles féminins. Et elles sont toutes folles de Rikuo. Comment ne pas l'être?
Rikuo, incarnation parfaite du jeune chef montant pour lequel je me fais agence de notation et lui attribue sans hésiter le "Triple C" du parfait bishie (Charismatique, Classe, Cool). Rien que pour son chara design (quelle coiffure!!!), il dégage une sacrée aura
Et si on lui ajoute la voix de délinquant ténébreuse de Jun-sama, effet garanti. En même temps, il faut dire qu'il ne descend pas d'une lignée de bras cassés, le Rikuo-sama! "Nura Gumi, des sex-symbol depuis 3 générations!" Comment choisir? Nurarihyon (jeune, j’entends) avait une nonchalance super cool, Rihan a le clin d'oeil le plus sexy de tout le monde de l'anime et Rikuo devient carrément badass au fil de la seconde saison ![]()
D'ailleurs, suis-je la seule à penser qu'il était étrange de présenter dans la 1ère saison Rikuo comme un yôkai super puissant qui tue en un coup de lame et sans que l'ennemi n'ait eu le temps de le voir bouger et ensuite, lui faire faire le très conventionnel "entraînement-en-vue-de-tuer-un-final-boss-trop-puissant-pour-lui-malgré-son-très-fort-potentiel" que l'ont trouve dans beaucoup de shônen?
J'ai ressenti une sorte de cassure avec ça. La première saison, j'étais très : "Nyaaaaah... Trop cooooool..." et dans Sennen Makyô, mon enthousiasme est retombé en découvrant un Rikuo rabaissé à faire des corvées et à montrer des visages beaucoup moins confiants, voire décalés. Bah, des personnages trop parfaits et déjà trop forts ne sont pas intéressants à suivre, je l'accorde. C'est dommage, mais je trouve aussi que sa progression a été trop rapide. Cela peut toutefois s'expliquer par le format de la série. Si Nurarihyon no Mago avait un format à rallonge comme Naruto, on aurait pu aisément passer une semaine à faire maîtriser son Matoi à Rikuo. Mais pour 25 épisodes, il faut speeder, surtout avec la naissance d'une grosse vermine yôkai sur le feu.
Le kitsune, mon animal fétiche n'a pas été oublié et j'étais bien contente de voir qu'on lui donnait une grosse importance. Hagoromo-Gitsune fait partie de ces personnages glacés et impitoyables qui me plaisent bien. Ajoutons à cela une once de tragédie shakespearienne en faisant d'elle la victime d'une machination et l'émotion qui manquait à toute cette testostérone est enfin là!
Je grogne, mais faire du méchant de l'histoire un "faux méchant" est pour moi une échappatoire facile. C'est sans doute pour cela que sur la toute fin de la saison 2, les scénaristes ont fait venir un vrai bad guy... qu'ils font fuir. WTF. Ah si, j'ai une idée...
* dans les bureaux de prod *
"_ Ca y est, il est dans la place! Rikuo vs Nue, qui va gagner? XD
_Mais t'es fou! On est déjà à l'épisode 23 et vu le niveau démentiel qu'on a donné à Nue, on va devoir les faire combattre pendant 4 épisodes au moins! On a pas le temps!!
_ Kuso, tu as raison! O-On fait quoi? On donne un super regain de pouvoir démoniaque à Rikuo pour une ultime attaque frontale?
_Non, pas crédible. On va faire la "sortie grand prince", ça marche toujours."
Ou pas
Les répliques/situations comme "Moui, je me suis assez amusé mais vous n'êtes pas encore assez forts pour moi, je reviendrai quand vous serez prêts" m'ont toujours fait grimacer. Bouh! Solution de facilité!! Surtout
que le combat n'a pas été super virulent!
C'est une mauvaise gestion du temps du scénario, ça! Ca aussi, c'est un autre point négatif. Les actions sont bizarrement gérées dans le temps : soit trop courtes soit embourbées dans des longueurs. Une fois encore, c'est le format choisi qui ne permet pas un développement correct de tout ce qu'il y a à raconter (je rappelle que la série existe en manga et qu'elle va très certainement devenir une série à rallonge - que je vais sans doute commencer). Cela dit, je remercie les scénaristes d'avoir eu le temps de consacrer 2 épisodes à Nurarihyon premier du nom, j'ai beaucoup aimé sa personnalité. Dommage que Rihan n'ait pas eu droit à autant de temps de passage. Son histoire tragique et mystérieuse constituait une autre part d'émotion pour adoucir le tableau très guerrier de la série
Les quelques rares passages qui concernaient Rihan étaient plutôt touchants ce qui, conjugué au fait que ce personnage soit mort et donc, presque inconnu, permet au spectateur de cristalliser une image élogieuse de feu le Ni-Daime. Faites un sondage, tout le monde adore Rihan. Moi, il m’a donné encore plus envie d’en savoir plus sur lui et les autres seconds rôles. Vivement la version papier !
(Ahem, merci de ne pas faire attention au fait que j’ai plus parlé de la saison 2 que de la première…)
+ A recommander ? +
Si la combinaison « Jun Fukuyama + yôkai » représente un combo gagnant pour vous (et triple combo si on combine en "chef yôkai"), si les shônen rapides (et donc bâclés) mais avec les bases habituelles vous suffisent à passer un bon moment et si vous aimez les méchants « grands princes ».
+ Mes pensées persos +
Avec Jun-sama en premier rôle, je fais rarement la fine bouche. Et une série sur les yôkai, je prends tout de suite. Alors OK, oui, des longueurs, des passages parfois inutiles, des persos que tu as juste envie de passer dans le broyeur (Kiyotsugu et sa bande) mais le héros dégage suffisamment de panache et de classe pour occulter le négatif et nous donner envie à nous les fangirls tarées de rester jusqu’au bout juste pour le voir passer à l’écran, même rien que pour lâcher un « Temera… » guttural
Je me permets de souligner encore une fois les très bonnes impressions laissées par les seconds rôles yokai qui arrivent à se dégager et à nous intéresser aussi (allez-y les filles ! Y’a du Takahiro Sakurai, du Daisuke Ono et du Kôsuke Toriumi en grande forme !)
Ma note : 7/10 parce que rien que pour échanger une coupe de sake avec Rikuo, je veux bien essayer de me mettre à l’alcool. Hips !
Review Manga : XXXHolic
+ Plot +
Kimihiro Watanuki est un lycéen régulièrement en proie aux esprits. Tant et si bien que ses pas le guident un jour dans la boutique de la mystérieuse Yûko, la tenante magicienne. Son commerce? Exaucer vos vœux, pourvu que la compensation soit à la hauteur. Elle propose son aide à Watanuki en échange de l’intendance de la boutique ainsi que la cuisine. En acceptant le deal, le jeune homme ne se doutait vivre tant de choses paranormales.
Je viens de finir XXXHolic et… mais au fait, est-ce que XXXHolic est bien fini? Non parce que la fin est comme la fin des films chinois : ce n’est jamais clairement achevé (la plupart du temps). Mais passons, on verra la fin à la fin (logique…).
Cette série commence à remonter loin pour moi… 19 volumes, déjà. Ouah… Nonobstant, je n’ai pas l’impression que XXXHolic ait duré aussi longtemps et pourtant, on ne peut pas dire que ce seinen soit bourré d’action, de péripéties et autres cliffhangers
Oh non, loin de là. Cette série, c’est un univers. Un univers bien made in CLAMP qui sait toujours imposer des identités puissantes à leurs œuvres (X, Tsubasa…). Cette atmosphère feutrée et doucement entêtante comme un parfum épais tranche drastiquement avec les graphismes si particuliers de cette série. Du blanc, du noir, des lignes précises. C’est très brut et très dépouillé mais étonnamment efficace, surtout dans les moments de très grand sérieux et de révélations. Pour contrebalancer toute ce strict bicolore, les acteurs se retrouvent tout en nuance et dotés d’auras telles que l’on ne peut pas ne pas avoir envie de les suivre dans leurs aventures. Surtout Watanuki, dont le virage d’évolution a doublé l’ampleur de son personnage, passant d’un élément semi-passif et comique à un acteur principal doué d’un visage mûr et au charisme attirant doublé de sagesse
J’étais abasourdie en découvrant son choix mais ce n’était que pour l’apprécier encore plus par la suite. Je dirais même que grâce à cela, il a brillamment repris de flambeau que la très zen et énigmatique Yûko a laissé dans son sillage vaporeux en quittant les pages du récit. La transition s’est effectuée plutôt en douceur, même s’il est très très difficile de succéder à un personnage qui « en impose grave » (n’est-pas Near et Mello?).
XXXHolic, un seinen. Ce terme me fait toujours étrange. Bien sûr, il ne s’agit pas là d’un shônen, quelle hérésie ce serait
Mais la définition commune du seinen n’est-elle pas « manga destiné à un public adulte abordant des thèmes sérieux (politique, religion, etc…)? ». Moi je veux bien, mais je n’ai pas vraiment vu de « thème sérieux » (dans le sens « sujets à polémique ») dans XXXHolic. Je décrirais davantage cette série comme manga ésotérique. Les sujets traités portent essentiellement sur le destin, la recherche de soi, les conséquence des choix que l’on fait, la magie, la rapports de l’Homme avec ses désirs et tout ce qui découle de ces désirs. Finalement, peut-être est-elle ici, la portée « seinen » de XXXHolic
Pris dans son ensemble, ce manga n’est qu’une succession de rencontres avec les esprits mais derrière, il y a en fait une profonde pensée philosophique qui peut se résumer facilement : jusque dans quelle mesure les mondes des humains et de l’invisible (esprits, inconscient de l’esprit, destinée) s’influencent-ils l’un l’autre?
Il n’est pas rare à la lecture, on soit un tantinet perdu dans toute cette brume ésotérique mais heureusement, la fin laisse toujours une explication souvent ponctuée d’une petite réflexion en question ouverte qui nous permet de nous interroger à notre tour. Et ça, c’est toujours un bon point. Car je reconnais que ma mangathèque comporte peu de titres permettant cela
(oui, je suis plutôt dans la lecture de divertissement, je trouve que la vie est déjà trop sérieuse - et moi trop cérébrale - pour me plonger dans des lectures déprimantes et lourdes).
Je m’aperçois que pour parler de XXHolic, je suis obligée de parler de Tsubasa Reservoir Chronicle (dit TRC). Rappelons que l’intérêt de ces 2 mangas était qu’ils étaient la continuité l’un de l’autre, se croisant régulièrement en cross-over afin de « forcer » les lecteurs d’une série à acheter l’autre afin de mieux comprendre. Ahem… Mouais… J’avoue que TRC possède l’une des explications de plots les plus embrouillées que j’ai jamais lue (Doliprane is good) et le fait d’avoir lu XXXHolic (et vice versa) ne m’a pas franchement pas aidée
Il faut dire que les sorties des tomes étaient trop espacées pour se souvenir parfaitement des événements précédents et que la seule chose à faire pour réellement comprendre TOUT, serait de lire d’une traite les deux séries en les alternant dès qu’un cross over apparait pour faire les rapprochements. En tout cas, une chose est claire dans tout ce méli-mélo : CLAMP fucked your brain ![]()
J’en parlais au tout début, le seul (minuscule) reproche que je pourrais faire concerne la fin que je vais essayer de ne pas spoileriser. Etant donné ce qui arrive à Yûko, on sait tous ce que nous espérions à la fin et je reconnais ne pas trop avoir saisi les pages finales du volumes 19. Pris comme cela, je dirais presque que ce manga serait sujet à suite et si suite il y a, je lirais, forcément. En fin de compte, cette série est telle l’une des nombreuses volutes de fumées que l’on trouve si souvent parmi les pages : on voit très nettement le début, leur prolongement se fait vaporeux et imprécis jusqu’à ce que la fin se désagrège tout doucement. Mais le parfum reste longtemps…
+ A recommander? +
Si la philo de la pensée humaine vous passionne davantage en manga que dans vos cours, si vous trouvez un Mokona pochtron trop kawaiiiiiii!, si le personnage de Yûko vous avait déjà séduit dans TRC.
+ Mes pensées persos +
Un très joli voyage de réflexion pour moi. 19 volumes sans grande avancée scénaristique réelle, mais dans l’ambiance est si bien distillée qu’elle permet de nous garder à la lecture sans nous lasser. Le plus gros rebond de l’histoire a été bien orchestré et surtout, l’humour n’a pas été oublié (même s’il n’y a pas à se rouler par terre) pour ne pas sombrer dans la lourdeur. Aérien et enchanteur seraient les deux meilleurs qualificatifs pour décrire XXXHolic.
Ma note : 8,5/10 parce que je veux les mêmes tenues que Yûko (j’adore sa designeuse de costumes)
Titre : XXXHolic
Auteurs : CLAMP
Tomes : 19 (terminée)
Edition : Pika
Review Anime : Uta no Prince-sama - Maji Love 1000%
+ Plot +
Haruka Nanami intègre une très prestigieuse école de musique afin de devenir compositrice. Avant cela, elle devra choisir un partenaire appartenant à la section idol (chant) de l’établissement avant de valider son diplôme et devenir par la suite la compositrice attitrée de son partenaire. Elle fera ainsi la connaissance de 6 garçons idol en devenir chez qui elle fera naître toutes sortes d’émotions.
« _ Hé, il y a un harem musical dans la saison estivale…
_ Ah? Musical? Ca promet! Faut voir d‘abord. Les bishies..?
_ La totale est là : shôta, megane, sexy, taciturne, joyeux rouquin…
_ Classique, quoi. Et les dessins?
_ Carrément à tomber, animation très très soignée et designs léchés.
_ Ca sent bon, ça. Présence d’un des seiyuus mâles de mon top 5 (Sakurai/Fukuyama/Miyano/Ono/Kamiya)?
_ Confirmée, Mamoru Miyano en 1er rôle avec en bonus Kenichi Suzumura en mode sérieux à la Kamui de X.
_ Vendu!»
C’est à peu près le dialogue intérieur que j’ai eu avec moi-même en découvrant l'arrivée de Uta-Puri (et encore, par moment, je ne suis pas d’accord avec moi-même ce qui fait que des fois, je me dispute souvent et après ça finit en pugilat, mais passons), ce qui m’annonçait quelque chose de bon à me mettre sous les mirettes. La vérité? Uta-Puri est un PIEGE!
Aaaaaah!! Mais qu’est-ce qui se passe?! Pourquoi ai-je autant de malchance avec les harems que je regarde depuis un moment? Tenbatsu!
J’en suis à oublier que je suis une fangirl qui adore le shipping parce que je n’en vois plus! Et Uta-Puri aussi sublissime et divertissant soit-il est une énorme mascarade pour les fans de shôjô comme votre humble servante!
Ne vous laissez pas avoir par l’opening! NAON! La pimbêche de cet anime ne chope pas un seul des canons qui lui courent après! Comment ça « de toute façon, il n’y en a aucun qui est amoureux d’elle, pas même Tokiya (qui était tout désigné pour le rôle du grand vainqueur) »? Mais je m’en fous! * fangirl rage * Tu me mets pas une greluche au milieu d’un banc de beaux gosses pour qu’elle finisse aussi cruche et célibataire qu’au départ ou on risque de croire que l’anime est un harem!
Même cette crétine de Tôru arrive à harponner Kyô dans Furuba! La preuve, Haruka est tellement transparente parmi les garçons que le fandom préfère les mettre entre eux sur les fanarts pour faire plaisir au yaoistes tarées! C'est pour dire!
* respire un bon coup * Pfiuuu. Pardonnez ce moment d’égarement, mais Uta-Puri, c'est du gâchis. Et pourtant, il y avait une jolie mélodie de départ : les chansons (base de l’histoire) n’ont pas été oubliées et habitent presque chacun des épisodes, permettant de juger des qualités de solistes des différents doubleurs (Mamoru Miyano a vraiment le don de me donner des frissons par moment) ; animation impeccable aux jeux de lumières soignés, des touches d’humour ici et là (le dirlo est juste trop WTF
)… Non, vraiment, on sent qu’il y a du travail derrière.
Là où ça douille, c’est sur un point important : les personnages. Nos 6 idols ont des personnalités hétéroclites qui souffrent d’un léger manque de « souffle épique ». Autrement dit, il ne marquent pas vraiment les esprits. Sauf peut-être Shô (le shôta), mon grand chouchou (avec Ittoki-kun qui est tout meugnon) qui est le seul du lot à ne pas avoir cet aspect édulcoré
Il crie, il s’exclame, il s’agite, il est vivant, quoi. Et si en plus, il ressemble à Len Kagamine… Quant à Tokiya, notre 1er rôle, je n’ai pas compris sa transition de sale enfoiré mégalo au garçon sympa qui s’excuse et qui se laisse toucher par la gentillesse de Haruka.
Haruka. Alors elle… C’est officiel, je DETESTE les idiotes qui passent leur temps à s’excuser/s’incliner/pleurer/murmurer d’une voix pleine de compassion dégoulinante le prénom d’un garçon et qui a toujours la tête d’une petite chose fragile! Et cette manie de toujours jouer les saint-bernards en encourageant tout le monde… Elle me donne la nausée
Aucun reflet de personnalité, aucun intérêt doublé d’une mièvrerie sans nom. En un mot : insupportable. Finalement, je retire ce que j’ai dit : heureusement qu’il n’y a pas de shipping! Quelle horreur cela aurait été! Une grosse partie de mon plaisir à visionner Uta-Puri s’est envolée à cause de cette Marie-Sue pathétique et pas touchante pour deux sous. J’ai ri quand le directeur frapadingue de l’école a dit ce que j’avais pensé : en fait, Haruka est vraiment une simple fan doublée d’une stalker latente avec Tokiya (la partie stalker, c'est moi qui le pense).
Il eut été préférable de se pencher davantage sur les backgrounds de nos garçons, trop souvent survolés pour réellement s’attacher à eux ou insérer davantage d’obstacles dans leur parcours au lieu de tout mettre sur la fin, sachant que l’effet de suspense est proche de zéro car on pressent déjà ce qui va se passer.
Uta-Puri, l’histoire de futurs chanteurs qui apprennent le métier = chansons. Là où la série a tout gagné se résume à 1mn40 environ : l’ending. Maji LOVE 1000%. Je n’irai pas par 4 chemins : cette séquence animée est un véritable coup de génie
Je l’ai regardée intégralement pendant 13 épisodes en faisant les petits gestes avec la main pour le 1000% tellement je l’adore. Rythme pur J-pop de boys-band et une chorégraphie typique de ce genre de chanson pour midinette et banco! Ca rentre sournoisement dans la tête et ça n’en sort plus! Non, franchement, l’ending est la partie la plus réussie de l’anime. Dommage qu’il soit chargé en spoiler, même de façon indirecte… Mirai Chizu est aussi très sympathique (surtout à capella dans le dernier épisode)
Allez, je m’en vais m’en remettre une dose! Dokidoki de koware sô 1000% LOVE!
+ A recommander ? +
Si vous ne craignez pas de choper une Marie-Suite foudroyante de stade 4 après contact prolongé avec Haruka, si vous commencez aussi à perdre espoir en la venue de bons gros shipping times, si vous aimez les hommes qui poussent la chansonnette pour fangirls.
+ Mes pensées persos +
Mitigées. J’ai l’impression de mettre fait avoir. Non, je me suis fait avoir. J’ai kiffé un gros piège dans lequel je suis tombée. Il y a du très bon dans Uta-Puri, c’est indéniable, mais il y a aussi du sous-développé et des lacunes, mais pas assez pour m’avoir contrainte à laisser tomber la série. Si la série avait été plus longue, est-ce que Haruka aurait fini avec Tokiya comme on l’a bêtement cru pendant 13 épisodes? Franchement, aucune idée. Et si oui, aurais-je approuvé?
…
Naaaaaaaaan! XD
Ma note : 6,75/10 parce maintenant, je veux un anime avec Shô-kun en Ren!
Review Anime : Sacred Seven
+Plot +
Arma Tandôji est un lycéen aux allures de voyou taciturne que peu d’élèves osent approcher. Depuis qu’il a éveillé par accident l’étrange pouvoir qui sommeille en lui, le jeune homme refuse d’encore risque de blesser des innocent. Se présente un jour à sa porte une jeune lady, Ruri Aiba, qui semble bien le connaître et lui assure qu’elle peut l’aider à contrôler cette force destructrice. C’est alors qu’un monstre attaque la ville.
* Abunai ! Spoilers *
Le mélange pseudo-mecha et lycée pouvait bien marcher chez moi tant qu’on avait une bonne balance des genres. Avec en plus le chara-design de Code Geass au style sympathique et soigné, on y croit encore davantage. Un héros qui montre au premier épisode ce côté froidement kakkoi de voyou terrifiant que j’aime beaucoup, je couine de bonheur. Et pourtant… Et pourtant, allez savoir pourquoi, les gens de chez Sunrise devaient avoir des dangos sur le feu pour avoir pesé et emballé Sacred Seven trop rapidement sans se soucier de savoir si tout passait bien.
Ce qui plait : une histoire qui se tient à peu près, bien que l’on ne puisse échapper aux quelques clichés du genre (les clichés, c’est comme les flocons de neige : tu les vois venir mais tu peux rien éviter
), une animation léchée (comme la plastique de Knight, slurp !) et quelques bonnes trouvailles dans les personnages. Sur ce dernier point, on regrette malgré tout le manque flagrant de character development. Il y avait pourtant de très jolies choses à tirer des personnages comme Kagami ou Knight. Kagami a cette irrésistible noblesse d’esprit très chevaleresque que Miyu Irino insuffle si facilement à ce type de personnage comme Shaolan (TRC) et Knight, en plus d’un corps super érotique certain charisme avait de quoi satisfaire mon amour du décorticage psychologique des esprits agités comme lui. On met de côtés les persos qui ne servent à rien ?
Genre la fille qui cueille les cailloux ? J’en ai oublié son prénom tellement elle sert à rien… Ruri ? Ruri… Non, elle n’est pas complètement à jeter à la poubelle mais elle m’a vite déçu. De la fille décidée et vaillante du début, je suis restée bloquée sur son côté plus chochotte et fragile qui m’a autant énervée que son style de loli à couette-couette pas crédible pour deux sous. Même chose pour Arma, tiens ! Comment elle l’a dressé en 2-3 épisodes, celui-là ! Out le voyou à la voix grave et regard fixe, il est vite devenu un simple type un peu bourru qui accourt dès qu’elle est en danger. Comment voulez-vous que je fangirlise en paix face à ce couple aussi mal assorti ?
Un grand gaillard avec une gamine à couettes rousses, WTF ?! On se croirait dans un hentai incestueux… Bon, OK, j’exagère. Heureusement qu’Onigawara était là pour assurer une partie du show, oni ! Il m’a beaucoup fait rire, celui-là.
Je m’aperçois que ma review va souvent sortir la critique du « sous-développement » et du « survol » du scénario et des personnages, mais comment ne pas le faire quand on voit que la série ne fait que 12 épisodes ? 12 épisodes ! On n’utilise ce format que lorsque l’on a un scénario aussi simple que celui de Natsume Yûjinchô par exemple (excellentissime saison 3 en cours de visionnage, soit dit en passant) ! Je suis sûre que si Sacred Seven avait été allongé au format traditionnel 24/26 épisodes, beaucoup de lacunes auraient été comblées et autres erreurs évitées. Parce qu’il faut être honnête : les deux derniers épisodes invitent au WTF
Je ne sais pas, il y a des éléments qui arrivent comme un cheveu dans la soupe ou pire, se transforment dans un gros 180 degrés. Le délire « Mouahahahaha ! Je suis vilain et je veux le pouvoir pour devenir maître du monde OMG-que-cet-état-d’esprit-n’est-pas-du-tout-cliché-pour-un-méchant » de Kenmi n’a rien à voir avec le côté calculateur perfide qu’il avait montré au début de la série, idem pour son histoire de cœur à la sauce aztèque où je n’ai rien compris (si tu as fait tout ce patacaisse pour doper les pouvoirs d’Arma, quid du cœur de Ruri ?!
On s’en fout !) et pompon du pompon, la transformation en Teddy bear mécanique style artoy de Fei qui en fiche un sacré coup au sérieux du moment. Sans parler du fait que Fei n’était pas un last boss de fin de niveau très crédible. Et le coup du « Non, tu ne veux pas détruire tout le monde, tu es gentil(le ? Fei est un « il » ou une « elle », au fait ?). J’en sais quelque chose car j’étais comme toi et maintenant j’ai des amis blablablableaaaaah » pour le(la ?) sauver, du réchauffé !!
Mouais… Un truc sur le feu, je vous le dis. Ah, mais ne vous méprenez pas, j’ai franchement bien aimé cette série. Simplement, les 2 derniers épisodes galvaudent quelque peu l’enthousiasme général. Et le manque flagrant de shipping aussi
Ben oui, même pour un couple mal assorti comme Arma x Ruri. Ils étaient trognons tout de même tous les deux quand ils s’y mettaient.
C’est quand même dommage, toute cette bonne volonté soigneusement orchestrée pour retomber maladroitement en 2 malheureux épisodes bouclés à la 6-4-2. On voit que le rôti a été ficelé, mais ça déborde ici et là. Ca vous parle, comme image ? Il est prévu une sorte de prequel à Sacred Seven, plus centré sur Knight et Fei avec leur passé de rats de laboratoire ainsi que sur la baston Arma vs Knight. Je ne sais pas si je vais visionner mais si cela peu apporter quelques éléments de compréhension, pourquoi pas ?
+ A recommander? +
Si vous avez un léger faux syndrome lolicon, si vous voulez juger de l’éventail vocal de Takuma Terashima que j’étais incapable de reconnaitre en Ittoki-kun de Uta-Puri, si les rôtis qui débordent un peu ne vous rebutent pas (voir plus haut pour comprendre l’histoire du rôti)
+ Mes pensées persos +
Je râle souvent (mon blog ne s’appelle pas Tsundere pour rien) mais Sacred Seven partait avec un très bon potentiel de départ : scénario, animation, 1er rôle plaisant, mais la garniture qui entoure le tout n’a pas été correctement assaisonnée. Un plat présenté non dressé au jury de Masterchef serait une image comparative assez éloquente. Ca se mange sans recracher mais il manque la touche finale.
Mais qu’est-ce que j’ai à parler nourriture ?!
Ma note : 6,5/10 parce ça fait quand même du bien de remater de l’anime, oni !
Sur un air de dango
Aaaah... Les dangos. Quand on est un(e) grosse japafan et otaku comme moi, on sait forcément ce que c'est. Dans combien d'anime avons-nous vu des personnages manger ces petites boulettes rondes par trois sur des piques en brochette?
Ca m'a pris comme ça un après-midi : je veux des dangos. Ah oui, mais à minimum 800 euros l'aller-retour au Japon, ça fait cher la boulette
Pas grave, on va les faire maison.
Les recettes de fabrication se comptent par dizaines sur le net, quant à la farine, vous pourrez en trouver là (allez-y en confiance, j'ai déjà commandé sans aucun souci).
Ce que j'aime le plus dans les recettes qu'on trouve, c'est l'explication suivante : "La pâte doit avoir la consistance d'un lobe d'oreille". On rit, mais c'est pas si faux ![]()
Mes conseils après test :
_ Mollo sur la quantité farine car avec très peu de matière, on peut faire 3 dangos.
_ Versez l'eau petit à petit (même en plus de X foix s'il le faut) car on juge plus facilement le besoin et on minimise le raté de pâte.
_ Non, ne retirez pas les boulettes de l'eau bouillante dès qu'elles sont remontées à la surface car la pâte n'est pas assez cuite à coeur. Laissez encore 20 secondes au moins.
_ 1 brochette par tête. Sans rire, c'est super calant malgré la petitesse du machin.
_ La poudre de kinako pour dégustation, pas glop. C'est mieux dans le lait. Je préfère le miel pour mes boulettes (mais c'est une question de goût).
Et non, je n'ai pas tenté les bocchan dangos (les tricolores classiques) car pour le rose, je me demande comment le colorer sans ficher en l'air la bonne consistance de la pâte de départ. Pour les verts, il suffit d'acheter de la farine de dango qui contient déjà du yomogi. Si quelqu'un a une astuce...
Parce que les dangos, ça rend dingo!
Review Manga : Chrome Breaker
+ Plot +
Akira Nagisa porte un stigmate prouvant qu’elle serait la « fille de Marie », la réincarnation de la Sainte Vierge. Mise sous la protection du Vatican pour éviter que ses saints pouvoirs ne tombent entre de mauvaises mains, l’Eglise dépêche à son intention Chrome, un jeune garçon aussi taciturne que mystérieux.
Pour mon retour sur Tsundere, je tombe sur un raté. Pas de chance, hein?
Mais c’est pas grave. J’ai repris le visionnage intensif d’anime et j’ai commencé en douceur la saison estivale animesque avec 4 séries + rattrapage en 1 semaine de Nurarihyon no Mago qui me rend complètement dingue. Laissez-moi juste reprendre le flambeau.
Mais revenons à Chrome Breaker qui m’aura rappelé une règle essentielle : ne pas tomber dans le piège de la couverture. C’est sûr, elle en jette avec ce shôta aux longues mèches brunes, encapé de rouge et gun au poing. Ca donne envie. Mais non. C’est pas parce que cette couverture juteuse sur le site de la FNAC te tape à l’œil que ça va t’empêcher de tomber sur une histoire décousue, des persos creux et des dessins dégueux
Et n’achète pas les 4 tomes d’une traite parce que c’est une série courte, boke !
Oui. Ca faisait très longtemps, mais ce manga est un flop pour moi. Ben oui, je ne présente pas que des pures tueries. Cette série courte est très obscure dans le sens où la clarté des actions et du plot manque cruellement. En terme simple : on ne comprend rien ou très peu (pour ma part, c’est plus « rien » que « très peu »). Les choses s’enchainent sans réel lien, encore moins avec des explications claires (même avec des flash-back) et les liens entre les persos sont plus que fumeux.
La relation Akira/Chrome/Mamoru/Marie/Saias est un WTF dont je ne suis pas certaine de vouloir trouver un sens avec une relecture. Je n’irai pas jusqu’à ressortir mon fameux « Doliprane is good », n’empêche, bonjour la compréhension. Même chose pour le fond religieux et la « purge des pécheurs blablablabla », c’est vide et sans réelle portée philosophique.
A scénario fumeux, ajoutons des persos « mouais bof ». Akira est une cruchette stupide (pléonasme) et insipide (pléonasme bis) qui ne sert à rien qu’à se faire convoiter/enlever par méchants ; Seichirô devrait lire « Le charisme pour les Nuls » et le personnage de Chrome qui est le seul acteur un tant soit peu intéressant, est bâclé et mal développé (si on peut parler de développement). OK il a la classe, OK il est fort, OK son côté je-m’en-foutiste est parfois comique, mais si ça suffisait à sauver les meubles…
Quant aux méchants, j’en ai connu des plus marquants que ça, même dans ses séries qui ne cassaient pas la baraque. Ca manque de profondeur, tout ça ! Faut appeler les mineurs chiliens !
Finissons enfin le gloubiboulga fade avec des dessins qui font mentir les fameuses jaquettes. C’est brouillon, pas soigné, peut franchement mieux faire. Et si en plus, les traductions littérales des onomatopées japonaises (qui ne veulent strictement rien dire quand on n’y connait rien du tout) gâchent les cases... Et si en plus, il y a des coquilles dans les bulles (« Mamuru » pour « Mamoru » et « Chrono » pour « Chrome »)… Pass…
+ A recommander ? +
Nan. Ca fait trop cher de cafouillage. Passez votre chemin, il n’y a vraiment rien à tirer de cette série sous développée, presque faite à la va-vite.
+ Mes pensées persos +
Me suis fait avoir. Sans rire, si vous voulez des histoire de religieuse avec une montre qui pactise avec le démon, jetez-vous sur Chrno Crusade ! Et je défie quiconque de ne pas pleurer à la scène finale de l’anime. M’en suis jamais remise
Heureusement, je pense vite me remettre d’avoir acheté cette série.
Juré. Plus jamais je n’achèterai de séries en une fois sauf si je connais déjà l’histoire par avance.
Ma note : 3/10 parce que maintenant, c'est un trop haut standing de bishie.
Titre : Chrome Breaker
Auteur : Chaco Abeno
Tomes : 4 (finie)
Edition : Soleil
Le Japon à Paris
* souffle un grand coup et fait voler la poussière * Kof kof ! Comment ça sent le renfermé… ^^’’ J’en suis presque à me dire « Mais comment ça marche ? » ![]()
Ce blog est en train de mourir et il faut dire que j’ai du mal à le réanimer. J’ai plus rien à mater en anime et quand je vois que retard cumulé sur certaines séries, ça me donne le tournis…
M’enfin, je me force à faire un post, histoire de ne pas complètement jeter Tsundere à la e-poubelle.
Hier il fait beau et (trop) chaud et pour une fois, je suis descendue dans la capitale non pas pour faire du tourisme mais pour faire le tour des quartiers jap’. Et les bonnes trouvailles étaient au rendez-vous.
Comme l’arrivée a été tardive, la journée à commencé dans un resto japonais du quartier Saint Anne qui est une véritable rue à restauration nippone : un restaurant à sushi ou ramen tous les trois pas, le choix ne manque pas. J’ai opté pour l’un des moins blindés du moment et me suis réjouie devant un bon katsu curry aussi délicieux que dans les petits bouibouis de Tôkyô dans lesquels je me régalais déjà. Là où je me suis moins réjouie, c’était pour le prix : 9,50 euros
Hé oh !! On paye ça 350 yens là-bas ! Dur, dur…
Le ventre plein et le porte-monnaie aminci, direction le 3ème arrondissement où je voulais absolument jeter un œil chez Junco, une boutique de bijoux tenue par des créatrices japonaises (10 rue de Poitou). Leur style est très poétique et tendre, le genre naïf que j’aime beaucoup. Ces créatrices fonctionnent majoritairement au doré, à la chaîne ultra fine, à la perle d’eau douce et à la simplicité mais les prix restent peut-être un chouia élevés. Comme je suis venue de loin (en parlant également des 2 km à pied qu’il a fallu parcourir, guidée par le test de mon GPS pédestres d’Iphone), je ne voulais pas repartir sans rien ; j’ai donc craqué pour cette adorable bague en fleur de lotus avec perle d’eau douce (58 euros) :
Autre chose que j’avais vue sur le net et que je voulais absolument me faire : un goûter chez Toraya, pâtissier japonais de luxe. Certes, n’importe qui peut y entrer (j’avais peur de faire trop « classe moyenne » en entrant), mais quand tu consommes dans ce salon de thé, tu te prends en photo avec ta commande pour rentabiliser un minimum l’addition ![]()
Ambiance très chic et cosy à l’intérieur, une belle vitrine expose avec délice les variétés de wagashi que vous pouvez déguster et/ou acheter à emporter.
Glace à la pâte de haricot rouge et matcha pour moi et 3 petits wagashi avec un matcha glacé pour ma mère qui m’accompagnait, on a pris le temps de bien savourer. 30 euros le goûter, ça douille mais… OMFG ! Délicieux !!
Mais un conseil, soyez assurés de ce que vous prenez, ça ferait mal de ne pas aimer… XD
Et pour finir en beauté, descente dans une épicerie japonaise type conbini. Je me suis éclatée à faire le plein comme je l’aurais fait à Tôkyô : boissons bizarres, bonbons rigolos, kitsune udon en bol, soupes miso… Dommage qu’il n’y avait pas de melon-pan, cela aurait été le top.
Mais je crois que ce que j’ai le plus apprécié dans toute la journée, c’est la bonne douche froide en rentrant T.T
Parce qu’on essaye de raviver ce blog comme on peut !














